Electrosensibilité, la réponse scientifique

28 Jan, 2019

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Electro-hypersensibilité (EHS), hypersensibilité électromagnétique, électrosensibilité, syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM).

Quatre termes synonymes pour nommer un ensemble de troubles désormais bien documentés dont souffrent les personnes qui présentent une forte sensibilité aux ondes électromagnétiques.

« Les personnes hypersensibles à l’électromagnétisme et aux agents chimiques sont-elles métaboliquement différentes de toutes les autres ? »

« Oui » répond le docteur Paul Héroux, physicien et toxicologue au département d’épidémiologie, biostatistiques et santé au travail de l’Université Mac Gill.

L’objectif de cet article est de présenter deux positions scientifiques sélectionnées pour la notoriété et la fiabilité de leurs sources et qui démontrent le lien de causalité entre les émissions d’ondes électromagnétiques et les effets pathologiques délétères rapportés par les personnes qui en sont victimes.

L’électrosensibilité en bref

Les symptômes dont témoignent les personnes électrosensibles sont désormais bien connus. Concordants, ils incluent des troubles cognitifs tels que des difficultés de concentration, un affaiblissement de la mémoire, de l’irritabilité, un sentiment de tristesse et de malaise général, et des troubles physiologiques tels que des acouphènes, de la fatigue, des nausées, des douleurs musculaires ou articulaires, des maux de tête. Cette liste n’est pas exhaustive.

Longtemps, leurs plaintes ont été qualifiées d’effet nocebo, d’effet psychosomatique. Niées, elles ont été corrélées à des problèmes psychologiques voire des troubles psychiatriques, ou encore attribuées à une expression de leur angoisse causée par la conviction que leur exposition réelle ou supposée aux ondes électromagnétiques les rendaient malades.

L’ambiguïté des positions publiques nationales et internationales : l’exemple de l’Anses

Si elle admet enfin la réalité des souffrances des personnes « se déclarant EHS », l’Anses formule son propos d’une manière extrêmement ambiguë et ne s’implique pas dans la qualification de l’électro-hypersensibilité. Les peines physiques et cognitives sont bien prises en considération mais pas leur cause telle qu’elle est énoncée, ce que l’établissement public français justifie avec l’argument suivant : « Aucune preuve expérimentale solide ne permet actuellement d’établir un lien de causalité entre l’exposition aux champs électromagnétiques et les personnes se déclarant EHS ».

En France, comme dans nombre d’autres pays, « l’absence de consensus scientifique » ou l’absence « d’effet sanitaire avéré » est l’argument systématiquement mis en avant pour justifier l’absence de mesures volontaires qui viseraient à protéger la population des ondes électromagnétiques.

Champs électromagnétiques : 244 scientifiques indépendants de 41 pays prennent position

Dans ce contexte, de nombreux scientifiques indépendants ont adressé une pétition internationale au secrétaire général des Nations Unies, pour qu’il formule des lignes directrices en faveur d’une protection accrue de tous les organismes vivants exposés aux rayonnements électromagnétiques non-ionisants.

Ils y font état des « nombreuses publications récentes [qui] montrent que les champs électromagnétiques affectent tous les organismes vivants et ce à des seuils bien inférieurs à ceux de la plupart des recommandations nationales et internationales. Ces effets comprennent un risque accru de cancer, un stress physiologique, des dégâts génétiques, des déficiences de l’apprentissage et de la mémorisation, des désordres neurologiques et des impacts négatifs sur le bien-être général des individus ».

On constate que les effets délétères pour la santé des rayonnements électromagnétiques non-ionisants qui sont observés par les scientifiques concordent avec les plaintes des personnes électro-hypersensibles. Plus largement, les scientifiques ont constaté que les effets néfastes des ondes impactent toutes les cellules « de tous les végétaux et les animaux (d’une simple cellule, à l’abeille et aux mammifères) ».

L’électro-hypersensibilité expliquée par la science

« Les personnes hypersensibles à l’électromagnétisme et aux agents chimiques sont-elles métaboliquement différentes de toutes les autres ? »

« Oui » répond le docteur Paul Héroux, physicien et toxicologue au département d’épidémiologie, biostatistiques et santé au travail de l’Université Mac Gill.

La vidéo qui suit est austère. Technique, elle expose les preuves scientifiques qui démontrent les mécanismes physiologiques de l’électrosensibilité.  Ces preuves résultent des recherches scientifiques conduites par l’équipe du physicien Paul Héroux

Nous avons choisi de la publier pour la qualité des éléments qu’elle apporte au débat scientifique et parce qu’elle est réalisée par une équipe de chercheurs jouissant d’une excellente notoriété.